Néophobie alimentaire

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clara
Néophobie alimentaire

Bonjour,

Depuis que j'ai commencé à savoir parler, comme tous les enfants j'ai eu ma période du "NON" suivie par la néophobie alimentaire. Seulement, je suis toujours dans ce cas là et plus le temps passe, plus je réduis mon alimentation. Dorénavant, goûter un aliment est devenu pour moi une véritable torture.
De plus, mon alimentation n'est pas saine et je mets donc ma santé en danger.
Mon alimentation se résume à la viande rouge (notamment le steak haché), le poulet et les escalopes de poulet ou de dinde ainsi que les nuggets, les cotelettes d'agneau et, lorsque je fais un gros effort je peux éventuellement manger de la sole panée.
Pour ce qui est de l'accompagnement c'est seulement les pates (au beurre avec éventuellement du gruyere si les pates sont cuites au four), le riz (seulement oncle ben's et bien cuit), la purée mousline faite au four, les haricots verts, les pommes de terre et les frites.
En entrée, je prends soit de la salade verte, ou des endives en salade.
Et pour les fruits, je n'aime que les pommes, le melon et les fraises.
Je ne sais donc pas comment faire pour régler ce problème, car il est devenu gênant à mon âge de refuser de la nourriture lorsque je suis invitée quelque part ou de demander le "menu enfant" lorsque je vais au restaurant par exemple... Auriez-vous des conseils à me donner? Pensez-vous que l'on peut m'aider à trouver une alimentation normale?

celine-lemesle
Bonjour madame Comme vous l'avez bien noté, les résistances alimentaires pour la diversité renvoient à une dimension infantile. La plupart du temps les bloquages alimentaires s'insinuent durant la prime enfance et se maintiennent à l'âge adulte lorsqu'un travail de fond n'a pu être entrepris avec l'ensemble de la famille (parent/enfant). Comme son nom l'indique il existe une phobie, peur irraisonnée et irrationnelle qui doit trouver son origine sur le plan psychologique. Pour vaincre cette problématique à l'âge adulte il faut s'y confronter! Je ne connais pas d'autres méthodes pour y parvenir. Il faut se confronter à sa peur et ensuite de rendre compte qu'il n'y a rien de grave, rien d'empoisonnant à goûter d'autres aliments que ceux familiers et qui relèvent de son enfance. Pour ce faire, le protocole de psy comportementalistes demeure efficace. Par la suite, il faudra probablement fouiller un peu plus loin pour comprendre les enjeux inconscients qui vous motivent à rester dans ce système. Courage, affronter les épreuves fait toujours grandir et assure une meilleure estime de soi par la suite. Bonne continuation.

Céline Lemesle, Psychologue