Article 3 : Pour des devoirs sans larmes et sans disputes

Deux tiers d’enfants ayant un TDAH développent des problèmes d’apprentissage, même lorsqu’ils ont un quotient intellectuel dans la moyenne. D’autres, qui n’ont pas de problèmes d’apprentissage, deviennent particulièrement démotivées par rapport aux devoirs et aux leçons en raison de leur vie scolaire difficiles. D’autres encore, qui arrivent à se concentrer facilement à l’école en raison de la prise d’un médicament, éprouvent beaucoup de difficulté à le faire à la maison, le médicament ne faisant plus effet. 

Pour toutes ces raisons, la période des devoirs s’avère particulièrement difficile pour beaucoup de parents et devient source de conflits pouvant nuire à la relation parent-enfant. Les difficultés à s’organiser et à rester motivés lorsque les tâches sont routinières ou astreignantes sont au cœur des sujets scolaires. 

Certains enfants refusent totalement de faire leurs devoirs ou de se mettre au travail, oublient d’apporter à la maison leurs devoirs ou le matériel nécessaire pour les réaliser. Certains les font en bâclant le travail et en accumulant  toutes sortes d’erreurs d’étourderie, ou encore attendent la dernière minute pour réaliser un travail ou étudier. D’autres étirent tellement la période des devoirs que celle-ci est encore plus pénible pour tous les membres de la famille. 

Enfin, beaucoup d’enfants ne font leurs devoirs que si l’un des parents s’assoit à leur côté pendant toute la période, tandis que d’autres les harcèlent de questions ou ne se fient pas à eux-mêmes pour y arriver. Le moment des devoirs peut devenir une source de stress supplémentaire, tant pour l’enfant que pour ses parents. Voici quelques stratégies et moyens pour éviter aux enfants de faire leurs devoirs dans les cris et dans les larmes.

Aménager un espace approprié pour étudier ou faire les devoirs

Trouver le bon endroit

Il est préférable pour l’enfant de faire ses devoirs dans un endroit calme et sans distraction, d’éviter qu’il ne se fasse déranger par ses frères et sœurs, le téléphone ou la télévision. La chambre de l’enfant peut poser des problèmes si ses jouets sont à portée de la main ou si celle-ci est encombrée. 

Toutefois, certains enfants éprouvent plus de difficultés  à se concentrer dans le silence. Pour ceux-ci, il peut être utile de faire les devoirs avec un baladeur ou une musique de fond. 

Pour l’enfant plus jeune ou celui qui éprouve des difficultés d’apprentissage, il est préférable que le lieu où se déroule les devoirs se situe près des parents afin que ceux-ci puissent répondre à ses questions en cas de besoin. Afin d’éviter que ses frères ou ses sœurs viennent le déranger, on peut placer une affiche « Ne pas déranger – Élève au travail » sur la porte de la chambre ou sur la table de travail.

Aménager l’espace de travail

  • Un endroit bien éclairé : il faut s’assurer d’un bon éclairage de l’espace de travail, car l’œil se fatigue deux fois plus vite quand celui-ci est insuffisant. Pendant la journée, il est recommandé de recourir seulement à la lumière du jour. En fin d’après-midi ou le soir, il est préférable d’utiliser un éclairage direct. Idéalement, la lampe de travail doit être située à gauche si l’enfant est droitier, et à droite, s’il est gaucher, pour éviter que l’ombre créée par son bras lui fatigue les yeux.
     
  • Un espace de travail bien dégagé : l’espace de travail doit être dépouillé de tout ce qui pourrait nuire à la concentration du jeune (jouets, nourriture, etc…). l’enfant ne doit avoir devant lui que ce qui lui est nécessaire pour réaliser la tâche demandée. Toutefois, beaucoup d’enfants anxieux ou très agités ont besoin d’avoir un objet dans les mains pour rester concentrés et alertes, comme une balle antistress ou un objet à presser.
     
  • Un poste de travail favorisant une bonne posture : le poste de travail (siège et table) où travaille l’enfant doit permettre une bonne position du corps. Une mauvaise posture nuit à la respiration et à la circulation du sang (ce qui peut avoir des effets indirects sur la concentration), peut entraver les mouvements (par exemple, l’écriture) et causer des douleurs musculaires ou de la fatigue. Ainsi, la table de travail et le siège sur lequel s’assoit l’enfant doivent être à une hauteur convenable. Idéalement, lorsque l’enfant est en position assise : 
    • Le haut du corps (en se tenant le dos droit)
    • Les pieds devraient être posés au sol
    • Les genoux sont à peu près à la même hauteur que les hanches
    • Les avant-bras, les mains et les poignets devraient être à peu près parallèles au plancher, et être supportés » par la table de travail ou posées sur celle-ci

Les parents pourront également fournir à leur enfant un ballon thérapeutique ou un coussin d’air placé sur sa chaise pour répondre au besoin de stimulation sensorielle.

  • Une trousse de survie pour les devoirs : Pour compenser les oublis fréquents de l’enfant ayant un TDAH, on peut l’équiper d’une trousse de travail pour les devoirs. Si l’enfant travaille sur un bureau réservé à cette fin, cette trousse pourrait rester en permanence près de cet endroit. Par ailleurs, s’il travaille sur la table de la cuisine, cette trousse pourrait être déposée dans une boite ou un coffre qui contiendra tous les outils nécessaires. Elle devra contenir : crayons à mine, stylos, crayons de couleur, marqueur, taille-crayon, gomme, bâton de colle, scotch, papier brouillon, papier de bricolage, feuilles à petits et/ou grands carreaux, agrafeuses, ciseaux, trombones, blanc, carnet de devoirs, dossiers, fiches, dictionnaire, atlas, élastiques, calculatrice. Cette trousse peut aussi comprendre le matériel scolaire qu’on garde en double à la maison pour éviter les oublis. L’utilisation d’écouteurs ou d’un baladeur peut aussi aider l’enfant à se concentrer en coupant le bruit ambiant.
     
  • L’apprentissage assisté par ordinateur : il constitue un outil de choix pour favoriser les apprentissages de l’enfant ayant un TDAH. La correction immédiate que permet cet outil de même que le rythme rapide des enseignements et les stimulations offertes favorisent son apprentissage en maintenant sa motivation et son attention à la tâche. L’enfant peut utiliser des didacticiels ou des sites éducatifs pour consolider ses apprentissages (les règles de grammaire, l’orthographe d’usage, les tables de multiplication, etc.). Il peut aussi se servir d’un logiciel de traitement de texte pour faciliter la rédaction de ce qu’il a à écrire. En effet, pour l’enfant ayant des problèmes avec la calligraphie, taper sur un clavier est plus facile. Le logiciel de traitement de texte facilite la aussi la correction et la mise en page, et il permet à l’enfant de rendre des travaux plus propres. Le site Internet Ecole Branchée (www.ecolebranchee.com) permet d’accéder gratuitement à plus de 500 liens éducatifs.

Aider l’enfant à organiser son matériel scolaire

Souvent, l’enfant ayant un TDAH perd ou oublie son matériel scolaire tout simplement parce que son pupitre ou son sac d‘école sont en désordre. Aider l’enfant à organiser son matériel scolaire peut résoudre une partie de ces problèmes.

  • Pour faciliter le repérage, fournir à l’enfant des cahiers ou des reliures à anneaux faciles à distinguer pour chacune des matières, en utilisant un système de couleurs (français = bleu ; mathématiques = rouge  etc.) ou des collants thématiques.
     
  • Pour éviter les oublis ou les pertes, fournir à l’enfant une reliure à glissière avec pochette et anneaux où il pourra mettre tous ses cahiers et documents à rapporter à la maison.
     
  • Faciliter le rangement en utilisant des séparateurs pour les matières, des protèges-documents avec pochettes, des pochettes de plastiques biseautées pour faciliter l’entrée des feuilles, des pinces pour retenir les feuilles volantes, etc.
     
  • Fournir à l’enfant un étui à crayons qui tient debout et qui permet de voir facilement son contenu ou des boîtes en plastique transparent pour ranger ses fournitures scolaires.
     
  • Encourager l’enfant à ranger ses fournitures scolaires dans son sac d’école dès qu’il a fini de les utiliser.
     
  • Vérifier le sac d’école de l’enfant une fois par semaine et aider celui-ci à le mettre en ordre

Etablir un horaire et une routine pour faire les devoirs

Pour favoriser la réalisation des devoirs, il est recommandé d’établir un horaire quotidien et une routine pour les activités que l’enfant doit faire dès son retour de l’école. Il faudra éviter de le laisser faire ses devoirs trop tard en soirée. A l’heure choisie pour les devoirs, l’enfant doit cesser toute autre activité et regagner son espace de travail. Mieux la routine sera établie, moins il y aura place à discussion.

Planifier un horaire

Pour établir l’horaire des devoirs, les parents doivent considérer un ensemble de facteurs : les activités parascolaires, les effets du médicament utilisé au retour de l’école, l’heure des repas et du coucher, les autres tâches et responsabilités des parents et de l’enfant, la disponibilité du « superviseur des devoirs » et les préférences de l’enfant. 

Pour certains enfants, il est préférable de faire les devoirs tout de suite après l’école ; d’autres ont besoin d’un moment de relaxation ou de jeu avant de se mettre à la tâche. Il faudra éventuellement faire différents essais pour voir ce qui fonctionne le mieux pour l’enfant. 

A partir du cahier de devoirs ou de la liste des devoirs fournie par l’enseignant, le parent aide l’enfant à déterminer le temps qu’il lui faut pour les faire en s’assurant que la durée est réalisable (demander à l’enseignant le temps normalement prévu pour les devoirs). 

L’enfant inscrit d’abord, dans son horaire hebdomadaire, les activités parascolaires prévues de même que les autres responsabilités (cours, rendez-vous, sorties, etc.). Par la suite, selon le temps disponible, l’enfant et le parent déterminent pour chaque jour le meilleur moment pour faire les devoirs. L’enfant doit inscrire l’heure de devoirs. Le parent vérifie et approuve l’horaire de l’enfant, et l’affiche dans un endroit bien en vue. Une fois l’horaire établi, le parent doit aider l’enfant à le respecter.

Planifier des tâches

On estime à quatre fois l’âge de l’enfant le nombre de minutes où il peut rester concentré sur une même activité. Ainsi, un enfant de huit ans qui n’a pas de problème d’attention peut rester concentré pendant environ 32 minutes. On ne peut pas s’attendre à la même capacité chez un enfant TDAH, surtout si le médicament ne fait plus effet. 

Ainsi, quand un devoir est long, on peut aider le jeune à diviser son travail en étapes plus courtes pour maintenir sa motivation plus longtemps. Pour ces longs devoirs, il est préférable d’entrecouper l’exécution d’autres devoirs plus courts. Le changement d’activité  toutes les 10 ou 15 minutes aide à maintenir l’attention et l’intérêt.

Si la quantité de travail est élevée, il est préférable pour certains jeunes de diviser le temps de travail en deux périodes distinctives. Par exemple, au lieu de travailler 45 minutes consécutives, il vaudrait mieux réserve une période de 30 minutes avant le repas du soir et une période de 15 minutes après. 

On peut aussi suggérer à l’enfant la technique du sandwich : débuter par une tâche intéressante et facile, poursuivre par une tâche plus difficile ou moins appréciée, et terminer par ce qui est le plus facile et le plus intéressant. 

S’il arrive qu’on manque de temps, il est préférable de commencer par le plus urgent. On peut ainsi suggérer à l’enfant de faire les travaux les plus difficiles en début de semaine. Ainsi, s’il ne comprend pas, il aura l’occasion de poser les questions à son enseignant au cours de la semaine.

Encadrer la période des devoirs

Les devoirs apprennent à l’enfant le sens des responsabilités et l’autonomie. C’est pour cela qu’il faut l’encourager à travailler par lui-même et ne lui donner de l’aide que s’il a d’abord fait des efforts pour trouver la solution. 

Au besoin, on peut lui suggérer d’appeler un ami qui pourra l’aider. Il peut être utile à cette fin de s’assurer que l’enfant a le numéro de téléphone ou l’adresse mail d’un camarade de classe responsable qu’il pourra joindre pour avoir des clarifications ou des explications concernant les devoirs à réaliser.

Ainsi, il est préférable que le parent ne s’assoie pas à côté de lui pendant la période des devoirs, car cela peut augmenter sa dépendance à l’égard de l’aide du parent.

Surveiller la réalisation des devoirs

  • Rappeler à l’enfant la période des devoirs : Le moment venu, si l’enfant n’est pas au travail, le parent doit lui rappeler que c’est l’heure pour lui de faire ses devoirs. Il peut aussi utiliser un réveille-matin ou une minuterie pour lui indiquer qu’il est temps de commencer.
     
  • Aider l’enfant à partir du bon pied. Pour s’assurer que l’enfant part du bon pied, le parent peut vérifier les points ci-dessous avant de commencer la période des devoirs :
    • Qu’est-ce qui est inscrit à l’agenda scolaire ? A-t-il des devoirs à faire ? Y a-t-il des signatures exigées ou des messages de l’enseignant ?
    • A-t-il tout le matériel dont il a besoin ?
    • Comprend-il bien chacune des tâches ?
    • A-t-il planifié comment il va réaliser son travail
    • Comprend-il bien la consigne ?

Pour éviter que l’enfant commence un travail ou des exercices d’une mauvaise façon, le parent peut lire la consigne avec lui, souligner les mots clés dans la consigne, faire le premier élément avec lui et le laisser faire les autres, seul, lui demander de faire un premier exercice seul et de vérifier le travail fait avant d’aller plus loin. Quand l’enfant est sur la bonne voie, le parent peut s’éloigner.

  • Répondre au besoin de bouger de l’enfant. Si l’enfant ressent fortement le besoin de bouger, on peut l’autoriser à changer de position pendant la période des devoirs (lire debout, lire couché sur son lit, etc.) ou à faire de courtes pauses pour s’étirer. On peut aussi l’inciter à utiliser des moyens actifs pour apprendre, comme sauter en épelant ses mots de vocabulaire, chanter ses règles de grammaire, se frapper les cuisses pour compter ou réciter ses tables de multiplication.
     
  • Contrôler la durée de la période des devoirs. Le parent doit s’assurer que la période des devoirs n’est pas excessive. Il y a plus de risques que cela se produise si l’enfant a régulièrement des devoirs d’achèvement à réaliser. Si le parent sent qu’il a suffisamment travaillé ou qu’il est épuisé, il est préférable de ne pas le forcer à continuer de travailler, même si les devoirs ne sont pas terminés. Le parent pourra écrire une note à ce sujet dans l’agenda de l’enfant.
     
  • Vérifier si les travaux sont faits et si les leçons sont étudiées. Il ne s’agit pas de corriger, mais de s’assurer que tout ce qui était à faire a été fait.
     
  • Veiller à ce que l’enfant range son matériel scolaire et ses travaux au bon endroit. Il est très fréquent que l’enfant ayant un TDAH oublie de rapporter son matériel scolaire ou de remettre ses travaux, ou encore que ces derniers disparaissent mystérieusement. Pour éviter ces situations, le parent doit s’assurer que l’enfant range dans son sac d’école tout matériel scolaire devant retourner à l’école ainsi que tout travail réalisé. Le parent peut aussi demander la collaboration de l’enseignant afin que celui-ci ramasse les travaux terminés dès l’arrivée de l’enfant en classe.
     
  • Sensibiliser l’enfant au temps. Il peut être intéressant d’utiliser une minuterie pour indiquer à l’enfant la durée de la période des devoirs ou de lui fournir un sablier ou une horloge visuelle qui l’aide à voir le temps passer.

Offrir un soutien pendant la période des devoirs

  • La division des tâches : Quand les devoirs sont longs, on peut aider l’enfant à diviser la tâche en petites sections et à réaliser une section à la fois ; la tâche paraitra ainsi moins ardue.
     
  • Les leçons ou la mémorisation : Il est bon d’inciter l’enfant à varier les stratégies d’apprentissage utilisées (verbales, auditives, visuelles, kinesthésiques, etc.). Suggérer ou montrer à l’enfant des méthodes d’étude active (étudier à voix haute ou en chantant, réciter les leçons en sautant, faire des résumés ou des schémas, écrire ou faire des dessins, enseigner à un animal ou au parent volontaire ce qui est à apprendre, utiliser un magnétophone pour enregistrer l’enfant qui récite sa leçon et lui faire réécouter la leçon enregistrée, etc.). Le parent peut aussi l’interroger sur une leçon.
     
  • Les difficultés : Lorsque l’enfant éprouve une difficulté, il faut d’abord l’inciter à faire appel à ses propres ressources (outils, dictionnaire, mémoire, imagination, etc.) avant de recourir à l’aide de quelqu’un d’autre et, surtout, ne rien faire à sa place. Le parent peut lui demander de dire comment la notion a été vue en classe et ce qu’il en comprend. Il peut revoir avec lui les stratégies utilisées et lui suggérer d’autres pistes à explorer. Il peut aussi lui conseiller de communiquer avec un autre élève de la classe pour avoir des explications.
     
  • Les travaux à long terme : la réalisation des travaux à long terme (recherche, projet, rédaction, etc.) est particulièrement difficile pour l’enfant ayant un TDAH en raison de sa difficulté à s’organiser et à se situer dans le temps ainsi que de sa faible tolérance au délai de gratification. Le parent peut demander à l’enfant ou à son enseignant de l’informer à l’avance de tout gros travail aussitôt  qu’il sera assigné. Pour aider l’enfant à planifier son travail, le parent doit d’abord prendre connaissance des exigences et de la date d’échéance. Cette dernière peut être inscrite bien en vue sur un calendrier. Le parent peut par la suite aider l’enfant à diviser le travail à réaliser en étapes et à fixer une échéance pour chacune d’elles. Le parent peut s’informer auprès de l’enseignant de la bonne façon de procéder.

Encourager l’enfant

  • Saluer les efforts de l’enfant. Le parent doit prêter attention aux éléments positifs et féliciter l’enfant pour ses bons coups, insister sur la qualité plutôt que sur la quantité, ne pas attendre que tout soit parfait pour donner à l’enfant des commentaires positifs, encourager ses efforts et sa persistance devant les difficultés, et le féliciter pour ses comportements d’attention à la tâche. Quand la feuille de route ou la liste des devoirs à réaliser pendant la semaine est longue, on peut suggérer à l’enfant de cocher les tâches terminées au fur et à mesure. Voir tout le travail réalisé encouragera l’enfant à continuer.
     
  • Accepter les erreurs. On doit s’abstenir de reprendre l’enfant pour chaque erreur.
     
  • Eviter les menaces. Il faut éviter de menacer l’enfant concernant la réalisation des devoirs afin de ne pas les associer à quelque chose de négatif.
     
  • Utiliser des stimulateurs. On peut, par exemple, utiliser la minuterie ou l’horloge visuelle et stimuler l’enfant à terminer avant le temps prévu en « battant l’horloge ».
     
  • Utiliser les super bravos. Au début, un des parents félicite l’enfant ; il ajoute, par exemple : « Papa va être fier de toi quand il arrivera. » Ensuite, ce même parent félicite l’enfant devant l’autre parent. Finalement, le deuxième parent félicite à son tour l’enfant. Dans le cas d’une famille monoparentale, on peut demander à un voisin, à l’un des grands-parents ou à un ami de jouer le second rôle.
     
  • Utiliser les pensées positives. On peut encourager l’enfant en inscrivant une pensée positive (par exemple : « Je suis capable, je peux réussir ») sur une affiche et en la plaçant bien en vue à l’endroit où l’enfant fait ses devoirs.
     
  • Utiliser des récompenses ou des mesures incitatives. Pour motiver l’enfant, le parent peut dire : « Quand tu auras terminé tes devoirs, tu pourras… » La réalisation des devoirs peut entrer dans le système de récompenses utilisé.

Avoir recours à une aide extérieure

La période des devoirs est souvent une source de conflits pour les parents. Il peut aussi arriver que l’horaire de travail des parents rende difficile la réalisation des devoirs à un moment propice (fatigue, effet du médicament, faim, etc.). 

Avoir recours à un service d’aide aux devoirs peut être un moyen de diminuer les frictions entre parent et enfant. Les jeunes ont moins tendance à argumenter en présence d’un étranger que devant leurs parents. Cela permet aussi à l’enfant de réaliser ses devoirs à un moment où il est mieux disposé à le faire. 

Ces services peuvent être offerts à l’école elle-même, par le service de garde en milieu scolaire, par un organisme communautaire ou encore en privé. Si les parents décident de recourir à ce service, il est bon de s’assurer que l’enfant pourra réaliser ses devoirs dans un endroit calme et que le service va au-delà de la simple surveillance des devoirs pour offrir, au besoin, soutien et encouragement à l’enfant.

 

 

Céline Lemesle, Psychologue Clinicienne